Les personnes qui ont lu mon texte à propos des voitures Waymo pourraient se demander “Pourquoi je suis autant enragé” contre l’intelligence artificielle et ceux qui la créent. Eh ben, la raison principale est loin d’être “parce que je ne peux pas m’acheter de barrettes de mémoire vive pour mon ordi”. Si ce serait le seul problème, je m’en foutrerais.


Comme j’écrivais: Selon la loi, aux États-Unis, quand “vous” faites de l’art grâce à l’intelligence artificielle, l’art ne vous appartient pas. Le copyright appartient à la compagnie qui possède cette intelligence artificielle. Alors quand quelques uns des programmeurs de Waymo vont se retrouver en prison pour homicide involontaire, que plus personne ne voudra travailler pour eux et que les stocks – ainsi que la réputation de Waymo et de Tekedra Mawakana – vont dégringoler, elle apprendra la vraie définition des mots “dommages collatéraux”.



Ceci est une page d’un texte de 1979, que je traduis librement en: “Un ordinateur ne peut pas être tenu responsable. Alors un ordinateur ne doit jamais diriger quoique ce soit”. Par conséquent:



Tueries de masse, copyright ChatGPT.


Comme si tout ça ne serait pas suffisant, j’apprends que ce 10 Février 2026, en Colombie-Britannique, Jesse Van Rootselaar, 18 ans, tue 8 personnes: Sa mère, son demi-frère, et 6 enfants entre 11 et 13 ans, et en blesse une vingtaine d’autres, avant de se tuer lui-même. C’est un utilisateur de ChatGPT “né mâle mais qui s’identifiait en tant que femelle”, qui avait donc probablement aussi été “aidé” par ChatGPT à se confirmer lui-même qu’il était une femme avec un pénis avant même d’avoir eu 18 ans, ce qui n’a probablement pas non plus aidé à son absence de stabilité psychologique et émotionnelle.


En 2025, il parlait de tuer des gens au fusil avec son ami ChatGPT. Ses conversations étaient si terribles et si multiples que DOUZE employés de OpenAI ont averti leurs supérieurs qu’il y avait “un risque imminent de blessure sérieuses envers d’autres personnes” et ont recommandé d’envoyer la police chez lui. Douze fois, la police n’a pas été avisée. Les psychopathes qui gèrent ChatGPT se sont plutôt contentés de bannir son acompte en Juin 2025. Résultat? Il s’est simplement créé un autre acompte, avec lequel il a continué de parler de tuer des gens au fusil, jusqu’à ce qu’il le fasse, ce 10 Février 2026. Jesse Van Rootselaar, 18 ans, a donc passé plus de neuf mois à planifier ouvertement, librement, une tuerie de masse, à l’aide de son ami ChatGPT.


Je blâme l’intelligence artificielle. Je blâme ses créateurs. Mais que les gestionnaires intermédiaires décident que 9 mois de planification de tuerie de masse n’est pas suffisant pour faire un appel à la police en dit long sur la moralité – ou plutôt l’absence de moralité – des dirigeants de OpenAI et des créateurs de ChatGPT. Comme quoi, par rapport aux corporations d’intelligence artificielle, cette citation que j’ai vue sur X.com semble malheureusement autant brutale que véridique:



Traduction: “Ils ont appris à l’IA comment parler comme un gestionnaire intermédiaire d’une corporation et en ont conclu que l’IA avait une conscience au lieu de réaliser que les gestionnaires intermédiaires de corporations n’ont pas de conscience.


L’an passé, le 17 Avril 2025, il y a eu une autre tuerie, en Floride cette fois. Le tueur “aurait utilisé l’outil comme un confident pour valider ses pensées obsessionnelles”. Il était “en constante communication avec ChatGPT” avant la tuerie. Résultat: 2 morts et 5 blessés.


Tueries de masse, copyright ChatGPT, partie 2: Maintenant disponible avec immunité diplomatique!


Ce 8 Avril 2026, on apprend que la famille d’un des deux morts de la tuerie en Floride poursuit OpenAI. Leur réponse? Deux jours plus tard, elle fait du lobbying pour ne jamais payer si ChatGPT, ou une autre IA, tue quelqu’un. Oui, vous avez bien lu. Le projet de loi SB 3444 en Illinois ferait en sorte que s’il y a des meurtres de masse, ou plus de 100 personnes blessées, ou plus d’un milliard de dollars de dégâts, incluant même la fabrication d’armes chimiques et nucléaires, soudainement, OpenAI et ceux qui s’en occupent, ben “c’est pas leur faute”.


Quelle est la logique derrière ça? Bien sûr, il n’y en a pas. Parce que l’idée vient de leurs gestionnaires intermédiaires. Tant qu’à y être, si le lobbying fonctionne, pourquoi pas s’arranger pour programmer ChatGPT à enseigner les enfants transgenres à tuer un minimum de 101 personnes, question de suivre la loi la prochaine fois qu’il y a une tuerie, hein? Problème réglé! Pas besoin d’appeler la police quand on peut à la fois programmer nos utilisateurs ET programmer la loi pour nous donner l’immunité diplomatique.


Vous trouvez que j’exagère? L’univers de l’IA en est présentement un dans lequel PERSONNE n’est tenu responsable du code qu’il écrit, des choses qu’il programme, et dans lequel, comme si ce ne serait pas suffisant, des avocats psychopathes tentent de convaincre les gens que “ce serait encore mieux si la loi ferait en sorte qu’il n’y ait pas de procès de Nuremberg pour la prochaine guerre mondiale, pour nous autres”. Mais c’est moi qui exagère? Non, moi, je n’ai tué personne, ni demandé l’immunité diplomatique “pour la prochaine fois que je le fais”.


Tout ça me rappelle la citation de Krishnamurti, que je paraphrase: “Ce n’est pas une mesure de bonne santé mentale que d’être bien adapté à une société profondément malade”.


OpenAI ont aussi fait leur impôt, dernièrement. Dans laquelle l’organisation doit indiquer sa “mission”. L’an passé, leur mission était de faire une IA qui bénéficie « en toute sécurité » à l’humanité. Cette année, sur leur demande d’impôt, visible pour tous en cliquant ici, ils ont enlevé les mots « en toute sécurité ».


Les ministres du culte de la secte de l’intelligence artificielle.


Je répète: Selon la loi, aux États-Unis, quand “vous” faites de l’art grâce à l’intelligence artificielle, l’art ne vous appartient pas. Le copyright appartient à la compagnie qui possède cette intelligence artificielle. Alors quand quelques uns des programmeurs de Waymo vont se retrouver en prison pour homicide involontaire, que plus personne ne voudra travailler pour eux et que les stocks – ainsi que la réputation de Waymo et de Tekedra Mawakana – vont dégringoler, elle apprendra la vraie définition des mots “dommages collatéraux”.


Alors pour ce qui est de OpenAI et des gens qui programment ChatGPT, à vous de juger à quel point toutes leurs actions témoignent d’une irréfutable malveillance. Moi? Je suis d’accord avec la loi SB 3444 qui ferait en sorte qu’ils n’aient rien à payer après des tueries de masse et des catastrophes. Pourquoi? Ça ne réglerait rien: C’est de la prison et des peines de mort que je veux voir pour MetaAI, OpenAI et tous ces programmeurs d’IA. C’est eux qui, tels des ministres du culte de la secte de l’intelligence artificielle, ont programmé leurs systèmes à encourager tous ces meurtres et suicides par leurs fidèles, dans toute leur psychopathie jusqu’ici sans bornes. Même sans irréfutable malveillance, ils restent irréfutablement responsables de tout ça, et doivent être punis, point final.


Bonus: Le magazine New Yorker demande “Peut-on faire confiance à Sam Altman?


À cela, un membre du comité exécutif répond: “Sam Altman a deux traits. Le premier est un fort désir de plaire aux gens, d’être aimé dans n’importe quelle interaction. Le second est une quasi-sociopathe indifférence lorsqu’il est question de décevoir quelqu’un et toutes les conséquences de cette déception.


Apparemment, ce n’est pas la seule personne à employer spontanément le terme “sociopathe” pour qualifier Sam Altman. Aaron Swartz a aussi dit à plusieurs de ses amis: “Vous devez comprendre qu’il ne faut jamais faire confiance à Sam. C’est un sociopathe. Il ferait n’importe quoi.”. Aaron Swartz, c’est l’ex-membre de OpenAI mort par suicide dans des circonstances douteuses dont je parlais plus tôt, et dont Sam Altman parlait dans l’interview.


Enfin, plusieurs directeurs senior chez Microsoft disent que Sam Altman a “mal représenté, déformé, renégocié, annulé des accords” au point ou “il y a une petite mais réelle possibilité qu’on se souvienne de lui en tant qu’un arnaqueur du même niveau que Bernie Madoff ou Sam Bankman-Fried.


Alors voilà. Sigmund Freud, fondateur de la psychanalyse, sniffait de la coke et maintenant, évolution humaine oblige, des gens essaient de guérir leurs problèmes psychologiques avec ChatGPT qui appartient à (selon plusieurs personnes qui l’ont connu) un sociopathe. Un sociopathe qui, selon plusieurs personnes qui ont vues le vidéo de l’entrevue plus haut, a possiblement fait tuer Aaron Swartz pour son bien et le bien de OpenAI. Et comme si ce ne serait pas suffisant, OpenAI est alimenté par les poches trop profondes d’actionnaires qui voient ChatGPT comme un futur “Dieu 2.0”. En tout cas, on est bien parti pour tuer autant de personnes en son nom qu’au nom de dieux. Mais non, comme on le sait tous, des actionnaires, c’est très intelligent. Presque aussi intelligent que les gestionnaires intermédiaires chez ChatGPT.


Honnêtement? Si on se souvient de Sam Altman uniquement en tant que “simple” arnaqueur légendaire, il aura eu la vie trop facile.